LES EFFAROUCHEURS DU CIEL
Jean-Marie MAGNIEN
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DU CIEL

 

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Définition "RAPACE" :
 
Le mot RAPACE vient du latin RAPAXE du radical RAPÈRE : SAISIR, RAVIR.
Tiercelet, forme :
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Le bec :
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Pattes de diurne :
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Pattes de nocturne :
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La vue :
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Le plumage :
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Faucon sacre en pleine mue. 
Les plumes ternes sont de l'ancien plumage, les plus foncées sont celle du nouveau.
Les plumes :
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Sarcoramphe roi :
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Sarcoramphus papa
Catharidaes
Falconiformes
Annexe III/C
Arrêté de Guyane
Le seul rapace a être classe en annexe III/C.
Messager sagittaire :
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Sagittarius serpentarius
Sagittariidaes
falconiformes
Annexe II/B
Balbuzard pêcheur :
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Pandion haliaetus
Pantionidaes
Falconiformes

Annexe II/A
Arrêté de Guyane
Gypaète barbu :
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Gypaetus barbatus
Accipitridaes
Falconiformes
Annexe II/A
Bas vol :
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Haut vol :
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Frelon :
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Faucon sacre

Hibou grand duc :
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Bubo bubo
Strigideas
Strigiformes
Annexe II/A




Chouette hulotte :
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Strix aluco
Strigidaes
Strigiformes
Annexe II/A
Pattes de nocturne :
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RAPACES GÉNÉRALITÉS
Les rapaces généralités :

Tous les rapaces en France sont maintenant et heureusement protégés par la convention de Washington, la convention européenne et l’arrêté de Guyane.

En effet le 20e siècle fut catastrophique pour les rapaces hormis les deux guerres qui leur donnèrent un peu de répit, ils ont été disséminés par les chasseurs, par les insecticides comme DDT, les herbicides comme 2,4D , les polluants industriels comme PCB.

Ils ont bien failli disparaître si vers 1950 et 1960 on se ne s’était pas préoccupé d’eux en interdisant le DDT, en appliquant une politique plus écologique et en les classant comme espèce protégée même si certains chasseurs ont gardé des mauvaises habitudes la majorité des effectifs ont remonté.

Aidées par des réintroductions certaines espèces se portent plutôt bien mais ce n’est pas la majorité, beaucoup de travail reste à faire.


Dysmorphie sexuelle :

La femelle, appelée forme en fauconnerie est plus grosse de 1/3 que le mal appelé tiercelet
Chez les rapaces c’est la forme qui est la dominante.



Le bec :

Chez tous les rapaces, il est crochu, il lui sert à manger, lisser son plumage, construire son nid, couper et déchiqueter sa nourriture. Il prend pourtant des formes différentes en fonction du type d’habitat dans lequel il vit et du type de nourriture.





Les pattes :



Elles ont quatre doigts plus ou moins puissants actionnés par des tendons crantés pour que leur proie ne s’échappe pas. 


Pour les diurnes : trois doigts devant et 1 derrière, les doigts et les tarses sont recouverts d’écailles, héritage ancestral du dinosaure.





Pour les nocturnes : deux doigts devant et deux derrière, les doigts et les tarses sont emplumés.







La vue :

C’est le sens le plus développé chez les rapaces. Il est aussi le plus sollicité dans sa vie quotidienne.

La fovéa, la partie la plus sensible de la rétine comporte 5 fois plus de cellules que chez l’homme.

Les rapaces diurnes possèdent deux fovéas : une centrale et une un peu plus petite située sur le bord postérieur ou temporal de la rétine, contrairement aux nocturnes qui n’en ont qu’une.

Ils ont deux visions : la binoculaire et la monoculaire.

Le champ binoculaire sert à la direction grâce aux deux fovéas latérales associées. La fovéa centrale sert à la vision monoculaire qu’ils utilisent pour localiser leur proie de loin.

Les yeux sont fixes dans leur orbite, afin d’avoir une vision parfaite de leur environnement leur tête s’oriente de 180° à gauche et à droite.

Les rapaces voient en couleur, avec une sensibilisation accrue des couleurs chaudes et une atténuation des couleurs froides ce qui leur permet de mieux déceler leur proies dans la végétation.

Ils ont les yeux bien plus grands que nous, en effet si nous avions, proportionnellement, la taille des yeux d’un hibou on se retrouverai avec deux oranges au milieu de la figure !


Alimentation :

Ils sont carnivores, insectivores, piscivores souvent opportunistes.
Les espèces chasseuses ne réussissent qu’en moyenne une attaque sur quatre et privilégient les proies les plus faibles ou malades.

Le plumage :

Ils le change chaque année au printemps, c’est une période éprouvante pour eux qui leur demande beaucoup d’énergie.


Les plumes :

Une plume se compose d'un axe central, creux à sa base, le calamus qui naît dans l'épiderme et plein dans sa partie principale, le rachis.
Le rachis porte des barbes, insérées en deux séries de part et d'autre de l'axe dans un seul plan, et enchevêtrées par des barbules perpendiculaires munis d'innombrables crochets minuscules. L'ensemble des barbes situées du même côté du rachis est appelé vexille.
L’oiseau peut orienter indépendamment chacune de ces plumes
Les rémiges sont situées sur les ailes et servent à voler (rémiges primaires et secondaires).
Les rectrices sont les plumes de la queue et sont utiles à l’oiseau pour se diriger durant le vol.
Les plumes de couverture recouvrent le corps.
Le duvet est sous les plumes de couverture et protège l’oiseau du froid.
Le toilettage est l'activité de confort la plus gourmande en temps de l'oiseau. Ils lissent leurs plumes avec les sécrétions cireuses de leur glande uropygienne qui se trouve au niveau du fouet.

La respiration :

La respiration est complexe. Les poumons sont compacts, quasiment rigides. Il n'y a pas de mouvement de cage thoracique. Ce sont cinq paires de sacs aériens qui jouent le rôle de soufflet.
Il faut deux cycles complets pour que l'air circule dans tout l'appareil respiratoire. Les sacs jouent un rôle de soufflets qui maintiennent dans les poumons, une circulation continue et unidirectionnelle.
La première inspiration fait passer l'air (extérieur) au premier sac (postérieur). La première expiration fait passer l'air de ce sac jusqu'aux poumons. La seconde inspiration fait passer l'air des poumons au sac antérieur et la seconde expiration emmène l'air du sac antérieur à l'extérieur du corps.
Cette mécanique permet de toujours avoir de l'oxygène disponible.



On distingue chez les rapaces, deux grands groupes, les diurnes et les nocturnes.

Les diurnes :


 

Chez les diurnes on trouve, des chasseurs, des charognards et un rapace exclusivement pêcheur. Ils sont tous regroupés en un ou deux ordres suivant les classifications :

En un ordre celui des falconiformes qui se décompose en 5 familles :

-Les cathathidaes : les charognards, qui regroupent surtout des vautours.

-Les sagittariidaes : dont l'unique représentant est le messager sagittaire ou "secrétaire" une sorte de rapace échassier sud-africain.

-Les pandionidaes : constitués d’une espèce seulement, le balbuzard pêcheur exclusivement piscicole.

-Les accipitridaes : le genre qui regroupe tous les autres oiseaux de proies considérés comme des rapaces. Les buses et les busards, les autours, les aigles, les milans, etc… Et des vautours.

-Les falconidaes : les faucons, que l'on reconnaît aisément à leurs ailes et à leur vol.

Ou en deux ordres, suivant les différents taxons, celui des falconiformes regroupant la famille des falconidaes et l’ordre des accipitriformes regroupant les quatre autres familles les cathathidaes, les sagitaridaes, les pandionideas, les accipitridaes.


Les cathathidaes :


Les vautours sont les éboueurs de la nature.

Certains ont un cou dépourvu de plumes pour éviter de les souiller quand ils plongent la tête dans les cadavres dont ils se nourrissent. Ils ont moins de force dans leurs serres que les rapaces chasseurs mais ils ont un bec bien plus redoutable.

Le condor est le rapace le plus grand avec, pour la forme, 3m15 d’envergure. Il vit dans les Andes entre 3000 et 5000 m d’altitude.



Les sagittariidaes :

Le messager sagittaire est un rapace d’Afrique du sud aux grandes pattes, c’est un excellent marcheur, il peut parcourir jusqu’à 25km dans la savane la recherche d’insectes, lézards, serpents. 

Il se sert de ses ailes comme d’un bouclier quand il attaque les serpents.


Les pandionidaes :

Le seul rapace exclusivement piscivore (99% de son alimentation). Le balbuzard pêcheur a la particularité d’avoir le doigt externe réversible afin de saisir ses proies avec deux orteils dirigés vers l'avant, et deux orteils dirigés vers l'arrière, des narines qu’il peut fermer afin d’éviter que l’eau n’y pénètre quand il plonge, et la plante des pattes munie de coussinets rendus rugueux par des écailles orientées vers l’arrière, qui l’aident à saisir les poissons, proies glissantes.


Les accipitridaes :

Regroupe des oiseaux de chasse et des charognard.

Les charognard :

Certains ont un cou dépourvu de plumes pour éviter de les souiller quand ils plongent la tête dans les cadavres dont ils se nourrissent. Ils ont moins de force dans leurs serres que les rapaces chasseurs mais ils ont un bec bien plus redoutable.
 
Le Gypaète barbu est un charognard très spécialisé, en effet il se nourrit de la moëlle des os. De plus n’ayant pas un bec assez puissant pour fracturer les os, il les emporte avec lui et les lache sur des pierreries pour les briser. La grosseur des pierres ainsi que la hauteur de la chute a son importance pour la réussite de cette opération. Ce qui explique qu’un jeune reste avec ses parents pendant au moins deux ans afin de maîtriser cette technique. On le trouve dans l’est de l’Asie et en France dans les Pyrénées ainsi que dans les Alpes.


Les oiseaux de chasse :

Ce sont des oiseaux de chasse de bas vol : l’oiseau s’élance du poing du fauconnier au départ du gibier.

Ce sont des rapaces chasseurs qui ont un vol plané, c’est-à-dire qu’il utilise les courants d’air ascendants en déployant leurs ailes pour se déplacer. Ainsi ils dépensent peu d’énergie.

Ils ont les ailes courtes et larges.

Ils chassent leurs proies en les poursuivant et les tuent à l’aide de leurs puissantes serres, notamment grâce aux doigts de derrière qui se nomment avillon.

Ils décharnent leur proie avec leur bec qui n’est pas très puissant et remplissent leur jabot. Quelques heures après l’ingestion de nourriture, le rapace digère et rejette une pelote de réjection.

Cette pelote contient tout ce que l’animal n’a pas pu assimiler : plumes, poils éventuellement des os.

La plupart sont solitaires mais certaines espèces sont grégaires.



Les falconidaes :



Les oiseaux de chasse de haut vol : l’oiseau est en vol au départ du gibier.

Ce sont des rapaces chasseurs qui ont un vol battu, c’est-à-dire qu’ils n’utilisent que leurs ailes pour voler et ne se servent pas des courants ascendants.

Ils dépensent plus d’énergie que les oiseaux de bas vol.

Ils ont les ailes longues et fines.

Ils chassent leurs proies en piquant dessus. Leurs pattes sont moins puissantes que les oiseaux de bas vol par contre leurs doigts sont plus longs, favorisant ainsi la prise de la proie en vol.

Ils tuent grâce à leur bec qui est plus puissant que les oiseaux de bas vol, en cassant les vertèbres de leur proie. Le bec des falconidaes comporte un décroché juste avant la pointe que l’on appelle la dent ce qui en renforce l’efficacité.

Les faucons ont une proéminence dans la narine que l’on appelle " frelon " qui leur sert en piquer à réguler l’entrée d’air par un système de venturi.

Les oiseaux de la famille des falconidaes ne construisent pas de nid ils se contentent d’une cavité ou d’un nid d’une autre espèce.



  
 





Les nocturnes :
 
 
 
 
Chez les nocturnes on trouve des oiseaux avec aigrette, les hiboux, et sans aigrette, les chouettes.


Ils sont tous de l’ordre des strigiformes et se décomposent en deux familles :


- Les strigidaes : le genre qui regroupe les hiboux et les chouettes,

- Les tytonidaes : la famille qui regroupe toutes les chouettes effraies.


Contrairement aux idées reçues ils ne voient pas dans le noir total par contre ils ne sont pas incommodés par le jour, certains nocturnes peuvent chasser la journée. Je trouve le terme crépusculaire bien plus approprié, en effet, ils chassent plutôt à la tombé de la nuit ou les jours de pleine lune.
 
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Leurs yeux sont très grands, placés de face et entourés de plumes raides formant un disque facial concentrant la lumière, cependant ce sont des oiseaux qui ont une mauvaise vision de près.

Les nocturnes ont,contrairement aux diurnes, un sens auditif très développé, les oreilles sont placées asymétriquement, ce qui augmente le décalage entre l'arrivée du son à chaque oreille et permet ainsi à l'oiseau d'en repérer l'origine, d’autre part, le masque facial permet également de collecter les sons telle une parabole.

Les barbules de leur plumage sont munis de sourdine ce qui leur permet d’avoir un vol silencieux.

Leurs tarses et leurs doigts sont plumés.

Ils ont deux doigts derrière et deux devant.

Les hiboux ont des aigrettes et les chouettes n’en n’ont pas, elles ne sont pas les femelles des hiboux.

La plupart des nocturnes avalent en totalité leur proie, c’est pourquoi on retrouve en intégralité le squelette de l’animal ingéré dans leur pelote de rejection de plus ils ont les sucs gastriques moins puissants que les diurnes.

Le bec est court et crochu. Il est partiellement recouvert de vibrisses (petites plumes raides et fines) qui aide l'oiseau à repérer sa proie au toucher, sa vue de près étant mauvaise.

Il leur faut un affaitage comprenant beaucoup plus d’imprégnation humaine pour avoir un oiseau bien mit, le mieux est d’avoir des oiseaux élevés à la main.







 
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LES EFFAROUCHEURS DU CIEL
 
Jean-Marie MAGNIEN

Titulaire des certificats de capacité
élevage et présentation public
Habilité transport faune sauvage
Autorisation ouverture d’établissement
Agrément chasse au vol
Piégeur agréé

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rue du 19 mars

48800 VILLEFORT

(Juste à coté de la gendarmerie)

Tel : 06 64 03 16 17

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